mardi 8 mars 2011

Rumeurs

A la demande générale, voici le texte qui est devenu illisible après quelques jours. Je voulais jouer sur le IL qui représente le mari/tueur?  mais "il" ne devait pas servir à quoi que ce soit d'autre pour que ca marche... Le notaire (c'est comme naturel pour eux ;-)  ) a tout foutu en l'air...
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    Il marchait dans sur la rue principale, les yeux plissés par le soleil couchant. C’était la période de l’année ou le soleil se couchait directement dans l’axe de la rue et Il avait oublié ses lunettes.  Les gens s’écartait de lui, certains changeait même de coté de rue, en le voyant s’approcher. Il n’en faisait pas de cas. Il était habitué. C’était comme ça depuis des années, depuis que sa femme avait disparu, sans laisser de trace. Il avait été questionné par la police, plusieurs fois. On lui avait demandé de passer un polygraphe, ce qu’il a fait. Tout ca alors qu'on avait toujours pas de nouvelle de sa femme. Dans une petite ville comme celle ci, ce n’est pas long que les nouvelles circulent et qu’elles se transforment en rumeurs. Au bout de deux semaines, si on en croyait les rumeurs, non seulement il avait tué sa femme, mais il avait aussi tué ses parents, frères et sœurs. Le fait que ses parents soient encore en vie, et que la moitié de la ville les connaissaient et les savaient en vie et en bonne santé ne ralentissait aucunement les rumeurs. Douze ans plus tard, il était toujours seul, et ses voisins et concitoyens le considérait comme un criminel dangereux.

    
Il ne sortait plus souvent. Généralement, il se faisait livrer ses épiceries et autres achats directement chez lui. Mais aujourd’hui, il n’avait pas le choix. Il devait se rendre chez le notaire pour prendre possession d’un document que sa femme avait laissé dans un coffret de sureté à la banque. Il n’en savait rien, et même la banque avait perdu les papiers. Ce n’est que lors de la rénovation de la banque le mois dernier que le document a été trouvé. Le bureau du notaire était dans une vielle maison, tout au bout de la rue principale. La dernière fois qu’il s’y était rendu, c’était pour l’ouverture du testament de sa femme. Il s’y était rendu en sachant exactement ce qui y serait dit. Il était le seul héritier, la famille de sa femme ne recevant rien de sa fortune. Aujourd’hui, il ne savait rien de ce qui allait se passer, si ce n’est que les instructions sur l’enveloppe du document indiquaient qu’il devait être ouvert devant un notaire. Le notaire ouvrit la porte alors qu’il montait encore les marches du long escalier. Le bureau du notaire était grand, richement décoré avec des tapis, sculptures dans tous les coins, Peintures sur tous les murs, un foyer qui ne semblait jamais servir et des centaines de livres dans des étagères. Il y avait 4 fauteuils devant le bureau et une énorme chaise ressemblant plus à un trône que d’autre chose pour le notaire. 3 des fauteuils étaient occupés par les sœurs de sa femme. Elles l’ignoraient du mieux qu’elles pouvaient. A chaque minute qui le rapprochait de l’ouverture du document, Il devenait de plus en plus impatient et inquiet. Le notaire parlait trop. Alors que le notaire expliquait les implications légale que pouvait avoir ce document, Il perdit patience, prit l’enveloppe et la vida sur le bureau. Un document d’une trentaine de page, une chaine en or et une photographie d’un chien au bout d’un quai, sur un lac inconnu. Le notaire s’était tus quelques secondes, avant de prendre le document et de commencer à le lire.

“Ce texte est une transcription d’une conversation avec mon père que j’avais enregistré. Il y raconte comment il a fait son argent...”

Le notaire arrêta de lire à haute voix. Plus le lisait, plus il y avait de l’inquiétude dans son visage. Au bout de quelques minutes, il s’excusa puis sortis de la pièce, emportant avec lui les documents. Le notaire revint au bout de quelques minutes, avec du papier et du bois, et alluma un feu. Il regarda ses belles-sœurs, qui pour la première fois depuis des années lui rendirent son regard. Tout comme lui, elles avaient des questions plein les yeux. Une fois le feu bien pris, le notaire repris sa place puis examina la chaine et la photo. Il demanda si tout était correct, s’il pouvait faire quelque chose. Le notaire secoua la tête, mais ne dit rien. Les sœurs se mirent à questionné et à presser le notaire de questions qui furent ignorées.

    Après plusieurs minutes de réflexions, le notaire se leva et d'un seul mouvement pris le document, l’enveloppe, la chaine et la photo, et les lança dans le foyer. Personne n'eut le temps  de réagir. Les sœurs se mirent à crier. Il se leva. Il essaya de sortir les items du foyer. Il se fit repousser par le notaire et tomba à la renverse. Le notaire sortis un revolver de son veston. Bang, Bang, Bang. Trois coups de feu, un pour chaque sœur, directement entre les yeux. Le notaire avait un regard vide, le revolver toujours à la main. Il se releva et fit quelques pas vers la porte, en criant pour avoir de l’aide. Le notaire tira un coup de plus, directement dans sa propre poitrine. Il était indemne. Le seul survivant d’une tuerie.

    
La vie allait être encore plus difficile pour lui ici.

    
Dans les semaines qui suivirent, il fut questionné, puis interrogé et finalement ignoré. Tout était clair et évident. Le notaire était coupable et mort. L’affaire était close pour la police. Quand Il mourra, dans plusieurs années, les rumeurs diront qu’il avait lui même tiré sur les gens dans le bureau du notaire. Qu’il était la cause de tous ces meurtres et de la disparition de sa femme. 

    De part ses instructions, on inscrira comme seul texte sur sa pierre tombal “Il n’y a pas de fumée sans feu”.

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